L’intercommunalité devra apporter une valeur ajoutée

Lettre aux Bois-Colombiens, 2009

La municipalité de Bois-Colombes, avec d’autres municipalités du nord du département des Hauts-de-Seine, réfléchit actuellement à la création d’une structure de coopération intercommunale. Cette démarche vient d’être engagée et nous en sommes encore au stade des échanges et des réflexions préliminaires, mais, compte tenu de l’importance de ce projet pour l’avenir de notre commune, je tiens à vous écrire dès aujourd’hui pour vous exposer son principe et les motifs qui le guident.

Depuis mon élection en 1995, ma volonté a été de développer des partenariats avec les communes limitrophes. Je suis convaincu de la nécessité de mettre en commun nos moyens pour concevoir certains équipements et services coûteux. J’ai ainsi resserré la collaboration avec le Conseil Général et travaillé à travers des syndicats intercommunaux. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de mettre en place une structure intercommunale plus efficace, la communauté d’agglomération. Les villes de la partie sud de notre département ont déjà fait ce choix. C’est à présent au tour des communes de la Boucle Nord de lancer une réflexion sur la mise en oeuvre de cet échelon administratif.

 

S’organiser en communauté d’agglomération consiste à prendre des décisions et à les mettre en oeuvre à l’échelle d’un groupe de communes plutôt qu’à l’échelle d’une seule commune, sur des sujets fixés lors de la création de la structure intercommunale.

Pourquoi transférer certaines compétences communales à une instance plus large, et quels avantages présente cette gestion collective par rapport à la gestion actuelle par la Ville ? Elle permet dans certains champs d’action d’améliorer et de diversifier les services publics, et ce principalement pour deux raisons :

1. Elle favorise la concertation entre des communes qui doivent travailler ensemble.

2. Elle permet d’assumer certains investissements que la commune ne pourrait assumer seule.

            1. L’intercommunalité répond d’abord à un besoin accru de concertation entre communes. Sur un certain nombre de questions, une ville ne peut se passer de travailler avec celles qui l’entourent. C’est le cas en particulier de la construction et de la gestion des infrastructures de transports. Mais bien d’autres domaines dépassent largement l’échelle de la commune et nécessitent une action conjointe : l’aménagement de l’espace, le développement économique, l’offre de services culturels et sportifs… C’est vrai tout particulièrement dans notre département, où le tissu urbain est continu et la circulation d’une commune à l’autre, constante. La concertation entre communes est absolument nécessaire dans des domaines comme les transports, la politique de l’emploi ou la mise en valeur de l’environnement. Or aujourd’hui, les communes de la Boucle Nord ne disposent pas d’un cadre spécifique pour coordonner leurs actions.

           2. Outre l’exigence d’une meilleure concertation, l’intercommunalité répond aussi à la nécessité de dégager les fonds d’investisse. Elle permettra d’investir dans de nouveaux projets (réaménagement des berges de la Seine, construction d’équipements sportifs et culturels supplémentaires…) et des services innovants (transport à la demande, facilités d’accès à l’offre culturelle et sportive des communes limitrophes…)

          Des services plus efficaces, diversifiés et répartis harmonieusement sur son territoire et celui d’un ensemble de communes proches : la ville de Bois-Colombes a donc beaucoup à gagner à prendre place dans une structure intercommunale. Elle n’y a par ailleurs rien à perdre. En effet, je tiens à vous l’assurer, l’intercommunalité ne remet aucunement en cause les grandes orientations de la politique municipale. Nous poursuivrons notre action dans les domaines sur lesquels nous nous sommes engagés à intervenir prioritairement, à savoir :

– sur le plan de l’habitat et de l’environnement, l’amélioration du cadre de vie et la préservation du tissu pavillonnaire de la commune

– sur le plan économique, l’action en faveur du développement économique de la commune et le soutien à l’artisanat et au commerce de proximité

– sur le plan de l’aménagement de l’espace, la finalisation du projet du quartier des Bruyères et la poursuite de la valorisation du quartier nord de Bois-Colombes.

Voilà donc sur quelles bases la réflexion sur l’intercommunalité s’est engagée. Nous aurons bien entendu l’occasion de reparler ensemble de ce projet durant les prochains mois : il vous sera présenté au cours de réunions publiques. Nous nous engageons à vous tenir informés de son état d’avancement et à vous associer aux différentes étapes de son élaboration.

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